EU meeting with the Pope sends the wrong signal to millions of non Catholic citizens

17 March 2017

French below

On 24 March, Heads of State and Government of the European Union will meet Pope Francis in Rome ahead of the EU Summit dedicated to discuss the future of Europe.

In the words of Joseph Muscat, Prime Minister of Malta – the Member State currently holding the EU Presidency – Pope Francis “is the ultimate world leader [with] the skills and the vision to say things that transcend the obvious and banalities we all say in politics.”

While Europe was synonym with Christendom one thousand years ago, it is today the most secularised of all continents. Its society is among the most diverse in the present world. Yet, EU leaders apparently need to look outside of the EU for guidance from a religious leader who also happens to be heading an artificial state.

The EHF wishes to remind EU leaders that the Vatican is not a member of the European Union and that, should it be candidate, it would not fulfil the Copenhagen criteria for accession. Seeking guidance from its leader for the Future of Europe is therefore at odds with the values of the Union.

Reacting to the event, Pierre Galand, President of the European Humanist Federation said:

That EU officials refer to the leader of a single religion before discussing the future of Europe sends a wrong signal for the millions of non-Catholic European citizens whose beliefs and worldviews are not represented by the Vatican.

This event is a breach of the European Union’s commitment to equal treatment of religious and non-religious organisations as embodied by Article 17 TFEU*. Indeed, this article forbids the preferential treatment or the recognition of a special status for one specific religious denomination to the detriment of others and of non-believers.

In 2014, the European Parliament recalled that “secularism defined as the strict separation between non-confessional political authorities and religious authorities as well as the impartiality of the State are the best means of guaranteeing non-discrimination and equality between religions and between believers and non-believers”.

This meeting suggests otherwise.

For more information, read our Vision for Europe.


La rencontre du Conseil Européen avec le Pape envoie un mauvais signal aux millions d’Européens qui ne sont pas catholiques

Ce vendredi 24 mars, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne rencontreront le Pape François à Rome en vue du Sommet européen visant à discuter du futur de l’Europe.

Selon les termes de Joseph Muscat, Premier Ministre maltais dont le pays détient actuellement la présidence de l’UE, le Pape est « le leader mondial ultime, doté des compétences et d’une vision qui lui permettent de dépasser les évidences et banalités que nous disons tous en politique ».

Si l’Europe pouvait être considérée comme synonyme de chrétienté il y a un millier d’années de cela, il n’empêche qu’il s’agit aujourd’hui du continent le plus laïque et à la société la plus diversifiée au monde. En dépit de cette situation de fait, les chefs d’Etat européens semblent cependant ressentir le besoin de demander les conseils d’une figure religieuse qui s’avère être également le dirigeant d’un état artificiel.

La FHE tient dès lors à rappeler aux leaders européens que le Vatican n’est pas un Etat membre de l’Union et que, quand bien même il était un jour candidat, il ne remplirait pas les critères de Copenhague lui permettant d’y prétendre. En conséquence, la FHE considère le fait de chercher les conseils de son représentant pour bâtir le futur de l’Europe est en désaccord fondamental avec les valeurs de l’Union.

En réaction à cet événement, le président de la FHE, Pierre Galand, déclare :

« Le fait que les leaders européens en appellent au représentant d’une seule religion en vue de discuter du futur de l’Europe envoie un mauvais signal aux millions d’Européens qui ne sont pas catholiques et dont les croyances et conceptions du monde ne sont en aucun cas représentées par le Vatican.

Cet événement représente une infraction à l’engagement officiel de l’Union européenne visant à garantir un traitement égal à toutes les organisations religieuses et non-confessionnelles, tel que défini à l’Article 17 TFUE. En effet, cet article interdit à l’UE tout traitement préférentiel ou toute reconnaissance de statut privilégié à un groupe religieux spécifique au détriment des autres groupes et des non-croyants. »

En 2014, le Parlement européen a par ailleurs rappelé que la laïcité, «définie comme la séparation stricte entre les autorités politiques et religieuses ainsi que l'impartialité de l'État, est le meilleur moyen de garantir la non-discrimination et l'égalité entre les religions ainsi qu'entre les croyants et les non-croyants».

En organisant cette rencontre, les chefs d’Etat européens semblent pourtant en décider autrement.

Pour plus d'informations, lisez notre Vision Humaniste pour l'Europe (en anglais).